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Historique de la Spéciale de 1945 à nos jours

 

 

1945-1947   Ecole Militaire Inter Armes :

 

Au lendemain de la défaite allemande, il ne peut être question de réinstaller la Spéciale dans les bâtiments du Vieux Bahut. C’est la lande bretonne de Coëtquidan qui accueille les élèves au début de juillet 1945.

 

Dès leur arrivée les Cyrards sont affectés par arme dans les unités correspondantes et mélangés dans les sections avec leurs camarades de corps de troupe d’active ou de réserve, ayant participé pour certains aux combats de la Libération.

 

Le programme d’étude est un programme de guerre identique à celui de Cherchell. Les Saint-Cyriens bénéficiant du statut de candidat mili échappent à tout bahutage. Il leur appartient de maintenir les traditions au sein de l’EMIA.

 

Des Fines sont désignées à l’échelon de chaque compagnie : ils sont chargés d’organiser des turnes et de mettre au point les cérémonies du 2S et le Baptême qui se déroulent sur le Marshfeld et ne concernent que les Cyrards.

 

En mars 1946, avec la deuxième série d’élèves à Coëtquidan, les groupements interarmes sont abandonnés ; quelle que soit leur arme d’origine, les élèves sont incorporés dans des unités identiques, type compagnie d’infanterie à quatre sections, où ils reçoivent une instruction interarmes à base d’infanterie.

 

L’enseignement général est revalorisé et le nouveau programme cherche à équilibrer le mili, la pompe et le crapahut. L’équitation est remise à l’honneur. Les élèves choisissent leur arme suivant leur classement de sortie et leur régiment à l’issue de leur stage en école d’application.

 

Avec toutes les mesures brutales de dégagement de cadres qui sévissent dans toute l’armée à cette époque, les deux bataillons mixtes de l’EMIA ne forment plus qu’un bataillon unique à six compagnies dès le premier décembre 1946, date à laquelle arrive la nouvelle promotion. Deux promotions d’Anciens et de jeunes sont alors réunies à Coëtquidan, le régime de croisière de temps de paix est repris, d’autant plus qu’une partie des jeunes élèves se compose de Saint-Cyriens issus du concours de mai 1945, premier concours normal depuis la libération.

 

Dès son arrivée à Coëtquidan, cette promotion s’applique à relancer les traditions de l’Ecole. Le 29 juin 1947, pour le départ de l’Ecole, la promotion fêtera en une seule journée la remise des Casoars, son Baptême et son Triomphe.

 

 

 

Drapeau ESMIA

 

Drapeau de l'ESMIA

 

ESMIA 1947

 

ESMIA - 1947, Promotion Nouveau Bahut

Revue de chaussures

 

Drapeau ESMIA

 

La garde au drapeau de l'ESMIA

Tous portent la même tenue : le GU

 

1947-1961   Ecole Spéciale Militaire Inter Armes :

 

Sur décision ministérielle, le 23 mai 1947, l’Ecole prend le nom d’Ecole Spéciale Militaire Interarmes, l’ESMIA. Cyrards et corps de troupe sont amalgamés dans un même bataillon mixte, formant une même promotion et suivant une même formation.

 

Le séjour à Coëtquidan de la promotion Extrême Orient (1951-1952) est marqué par des événements importants qui ont pour effet de modifier la structure même et les programmes de l’ESMIA. Cette promotion est la dernière qui voit les Cyrards effectuer une période probatoire dans les régiments d’infanterie avant d’être réunis avec leurs camarades mili dans le même bataillon.

 

A la rentrée scolaire du 1er octobre 1952 l’Ecole est restructurée de la manière suivante :

- un bataillon d’Anciens de Saint-Cyr ;

- un bataillon de Corps de Troupe ;

- un bataillon de jeunes de Saint-Cyr, les Bazars.


Les deux bataillons de Cyrards reprennent les traditions de la Spéciale alors que le dernier se veut l’héritier des écoles d’armes d’avant 1940.

 

Les trois bataillons sont juxtaposés, bénéficient des mêmes professeurs et des mêmes installations; ils suivent les mêmes cours sur le plan technique. Le bataillon de Corps de Troupe porte le nom de promotion du bataillon de Bazars.

 

Le commandement s’efforce de parer aux besoins de la guerre d’Indochine et de revaloriser le niveau d’instruction militaire, sur lequel l’accent est remis; alors que sévit une crise du recrutement depuis 1946, abaissant le niveau général. Dans le but de faire appel à un éventail plus large de candidatures, le programme du concours est remanié en 1952 avec la création de deux options, sciences et lettres. Il sera élargi en 1956 avec la création d’une troisième option, histoire et géographie.

 

Chaque année, des voyages de tradition et d’études sont organisés par l’Ecole, où les aspects culturels et artistiques ne sont pas négligés. Depuis l’année 1947, un stage particulièrement dynamique à l’ETAP de Pau est sanctionné par l’obtention du brevet de parachutisme militaire.

 

Au début de 1953 des améliorations sont apportées dans le domaine du logement. Les Bazars s’installent dans un nouveau casernement très confortable: l’îlot T.

 

En 1956, le déroulement des fêtes traditionnelles du 2S et du Triomphe reçoit un éclat particulier et original qui s’est transmis fidèlement. Pour la première fois, la reconstitution de la bataille d’Austerlitz n’a pas eu lieu sur le Marshfeld. Désormais elle se déroule le matin même du 2S sur un terrain situé à deux kilomètres à l’Ouest de l’Ecole, choisi pour son étrange ressemblance avec le plateau de Pratzen. Quant aux cérémonies du Triomphe et du Baptême, elles prennent un style nouveau. Les festivités variées qui marquent la fin de l’année scolaire se déroulent à un rythme soutenu pendant toute la journée. Mais les cérémonies proprement dites se passent de nuit dans le recueillement général.

 

A partir de l’année scolaire 1957 les promotions formant le deuxième bataillon, celle des corps de troupe, seront baptisées fin novembre au cours d’une cérémonie particulière, de façon à porter le même nom que le premier bataillon de Saint-Cyr avant le 2S.

 

Sur les instances du Général de Gaulle, le ministre des armées prend la décision, le 3 décembre 1959, de reconstruire les bâtiments de l’Ecole Spéciale Militaire à Saint-Cyr l’Ecole.

 

 

 

 

1961-2003   Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr :

Le 13 décembre 1961, l’ESMIA est supprimée; elle donne naissance à deux écoles distinctes:

- l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

- l’Ecole Militaire Interarmes


L’ESM garde sa structure traditionnelle de deux bataillons, le premier composé des Anciens de deuxième année, et le deuxième bataillon des Saint-Cyriens de première année, les Bazars.

 

Les deux écoles possèdent chacunes leurs traditions mais célèbrent ensemble les fêtes traditionnelles de la Spéciale telles que le 2S, le Baptême et le Triomphe; cependant elles ont chacune leur nom de promotion.

 

La Spéciale a conservé sa devise donnée par l’Empereur en 1805: « Ils s’instruisent pour vaincre ». C’est à cette époque que, de 1962 à 1969, la nouvelle école est construite. Cet ensemble débouche sur les terrains de manœuvre qui s’étendent entre les vallées de l’Oyon et de l’Aff sur 50 km.

 

La réforme de 1983 change profondément la scolarité à l’ESM où les élèves de la promotion Général de Monsabert (1982-1985) effectuent pour la première fois trois ans de scolarité à Coëtquidan. Ainsi l’année 1984 ne verra pas de célébration de Triomphe. Les élèves de troisième année portent durant celle-ci le grade de sous-lieutenant.

 

En 2003 a lieu un nouveau changement dans la scolarité avec l’intégration de Bac+3 et de Bac+5 respectivement au Troisième et au Premier Bataillon.  De plus le bahutage s’effectue dès la première année et ceci à cause de la mort de l’Embryon le 15 L 197. Ceux-ci deviennent des bazars et le Deuxième Bataillon des Officiers.

 

Telle est l’histoire de l’Ecole. Malgré les épreuves, en dépit des transformations, l’esprit Saint-Cyrien est resté immuable, avec la légendaire devise inscrite sur les plis de son drapeau, qui flotte toujours au-dessus des Casoars pour l’honneur et la gloire de la France.

 

L'ESM et l'EMIA, deux écoles distinctes, mais entretenant des liens étroits.

Binômage des promotions "Campagne d'Italie" et "CES Raffali".

 

 

 

Une école vivant avec son temps : le conflit en Afghanistan.

 

 
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